Revue Pantouns

La revue francophone dédiée au pantoun.

Création de Pantun Sayang, l’Association Française du Pantoun

Pantun Sayang, l’Association Française du Pantoun, vient officiellement d’être créée et nous vous redirigeons désormais vers son site pour suivre l’actualité du pantoun et de sa revue éponyme. Merci d’avoir suivi ce blog et dans l’espoir de vous retrouver du côté de Pantun Sayang !

Pantun Sayang

Appel à textes pour le numéro 12

Les vendanges

Après un long break estival, la revue Pantouns s’apprête à faire son retour à la mi-septembre. Pour ce douzième numéro qui marquera nos deux ans d’existence, nous vous proposons deux appels à textes distincts, afin de varier les plaisirs…

Le premier appel à textes est simple : à l’approche de la rentrée, nous vous invitons à nous envoyer des pantouns ou textes pantouniques sur les thèmes des vendanges, de la rentrée des classes, de la fin de l’été et des prémices de l’automne, de l’ouverture de la chasse, des amours de vacances qui s’achèvent, etc. Vos meilleures créations seront appelées à garnir la rubrique « Pantouns Ephémérides » inaugurée lors de notre denier numéro.

Le second appel à textes est plus original : ayant constaté parmi vous la présence de plusieurs oulipistes, nous souhaitons vous imposer des contraintes supplémentaires dans la rédaction de vos pantouns. Voici nos contraintes, par ordre de difficulté :

1. Pour les plus « classiques » parmi vous :

  • vers isométriques (les 4 vers ont exactement le même nombre de syllabes)
  • vers de 9 syllabes (décompte écrit classique et non ‘oral’)
  • alternance de rimes masculines/féminines
  • strict respect de la dichotomie propre au genre pantoun

2. Pour les oulipistes « de haut vol » :

  • Pantoun anagramme : n’utiliser que les phonèmes (sons) contenus dans « pantoun malais », soit : l, m, n, p, t, (a), (an), (è), (ou). [NB: Exclure par exemple (é), (on), (un)… et les diphtongues (ia) ou (iou), etc.]
  • strict respect de la dichotomie propre au genre pantoun
  • options supplémentaires : au choix parmi les « classiques » précédentes

Bien sûr, rien ne vous interdit de combiner ces deux appels à textes : à la fois éphéméride et Oulipo ! De même, nous acceptons avec plaisir tous les pantouns ou textes pantouniques qui ne rentrent pas dans le cadre de ces appels à textes, purement indicatifs.

La date de mise en ligne pour ce douzième numéro est prévue aux alentours du lundi 15 septembre. Vous avez donc un peu plus d’un mois pour nous envoyer vos textes !

Rencontre avec Aurore Pérez

Direction la Malaisie à la rencontre d’Aurore Pérez, une jeune Française expatriée depuis bientôt deux ans et enseignante à l’Université de Kuala Lumpur (UniKL) au sein du MFI, l’Institut Malaisie-France. Elle nous parle de sa vie sur place, de sa rencontre avec le pantoun, et surtout de ce concours de pantouns qu’elle a récemment organisé pour ses étudiants malaisiens. Sur le thème de la couleur noire, elle a ainsi récolté une belle moisson de textes que nous diffusons en partie après cet entretien.

Pantouns: Aurore, pouvez-vous nous présenter votre parcours personnel ? On vous sait pantouneuse et résidente en Malaisie, mais quel est le cheminement qui vous a mené jusque-là ?

Aurore: À 23 ans j’ai quitté ma Provence natale afin de poursuivre mes études en Espagne, dans la ville de Saragosse. À cette époque, je terminais un master en traduction, que j’ai immédiatement enchainé avec un master en enseignement des langues étrangères, option français (l’équivalent du FLE en France). Malheureusement, la crise commençait à se faire sentir dans le pays et après une énième fin de contrat prématurée, c’est l’Aragon que j’ai quitté pour Bilbao. Au bout de quelques mois, l’histoire se répète… Comme je préfère me laisser gagner par l’optimisme, j’ai décidé de prendre ça comme une opportunité, une porte grande ouverte vers – presque (soyons réalistes tout de même !) – toutes les possibilités. À ce moment-là, je crois que mon CV a dû faire le tour du monde ! Et c’est finalement en Malaisie que j’ai atterri. Un peu par hasard, donc. La Malaisie est un pays dans lequel je me plais bien, mais n’habitant pas à Kuala Lumpur je me suis sentie un peu «frustrée» sur le plan créatif assez rapidement. Surtout après la richesse de l’expérience basque (walking galleryurban knitting, wall people…). Entendez bien que ce ne sont pas les expos qui me manquent, mais bien le fait de «faire» l’expression artistique. Alors au bout d’un certain temps, je me suis mise à chercher des activités en ligne. Ateliers d’écriture, concours photos, tout ! Et je suis tombée – quel bonheur ! – sur un appel à textes de la Revue Pantouns, qui justement organisait un concours (avec ses batiks flottant dans le Temps). Je ne connaissais pas du tout cette forme poétique, mais j’ai fait mes devoirs et je l’ai trouvée bien séduisante. L’idée du concours aussi me plaisait, je suis toujours plus motivée quand des règles sont imposées. Il était alors évident que j’allais y participer. J’ai donc écrit et envoyé mes trois textes. Je dois reconnaître maintenant que la joie de découvrir que je faisais partie des lauréates m’a totalement incitée à continuer à écrire pour la revue. Voilà maintenant presque un an!

Aurore Pérez et ses étudiants (classe M2)

Pouvez-nous présenter le Malaysia-France Institute de Kuala Lumpur et vos responsabilités au sein de cet institut d’enseignement ? Quels sont les profils de vos étudiants ? Prévoient-ils tous de partir en France pour prolonger leurs études?

Je suis arrivée en Malaisie fin septembre 2012 parce que j’avais été recrutée par le MFI (Malaysia-France Institute), une des branches de l’Université de Kuala Lumpur, pour y enseigner le français. Pour être plus précise, je travaille au sein du FCP (France Collaboration Programs), dans le programme Pré-France, où mes collègues et moi formons de jeunes étudiants malaisiens pendant deux ans pour qu’ils puissent ensuite aller en France avec un certain bagage et y continuer leurs études supérieures. La plupart d’entre eux se trouve dans une filière scientifique (option méca, chimie ou élec), mais depuis peu nous avons aussi une option Sciences-Po. Les étudiants ont entre 18 et 20 ans, doivent avoir d’excellents résultats à leur SPM (l’équivalent local du baccalauréat) pour pouvoir postuler au MFI, et viennent de tout le pays. Quant aux profs, tous francophones, c’est vraiment cosmopolite : Malaisie, Belgique, Algérie, Maroc et des quatre coins de France !

Retrouvez la suite de notre entretien avec Aurore Pérez dans le numéro 11 de la revue Pantouns.

Revue Pantouns: Numéro 11

Dans le cadre de notre appel à textes, nous recevons régulièrement des pantouns en provenance de contributeurs inspirés. Vous pourrez savourer notre moisson bimestrielle en cliquant sur le lien suivant.

Nous tenons à remercier chaleureusement les contributeurs qui font vivre cette revue, pour cette édition et dans l’ordre alphabétique : Catherine Baumer, Noël Bernard, Michel Betting, Brigitte Bresson, Eliot Carmin, Marie-Dominique Crabières, Nathalie Dhénin, Patricia Grange, Dominique Hasselmann, Annie Hupé, Serge Jardin, Jean de Kerno, Kistila, Cédric Landri, Jérémie Monribot, Papaquiou, Aurore Pérez, Camille Philibert-Rossignol, Yann Quero, Quentin Ragache, Ion Roşioru, Aliénor Samuel-Hervé, Laurence Vincent et Georges Voisset. Nous encourageons quiconque souhaite s’essayer à l’art du pantoun à nous envoyer leurs créations.

Ce mois-ci, nous vous proposons un numéro illustré de plusieurs œuvres abstraites du célèbre peintre malaisien Yusof Ghani (né en 1950) et de l’artiste et poète française Nathalie Dhénin, qui compte également parmi nos contributeurs. Très bonne lecture et au plaisir de lire vos pantouns !

Pantouns 11 - Juin 2014

Revue Pantouns: Numéro 10

Dans le cadre de notre appel à textes, nous recevons régulièrement des pantouns en provenance de contributeurs inspirés. Vous pourrez savourer notre moisson bimestrielle en cliquant sur le lien suivant.

Nous tenons à remercier chaleureusement les contributeurs qui font vivre cette revue, pour cette édition et dans l’ordre alphabétique : Noël Bernard, Michel Betting, Brigitte Bresson, Marie-Dominique Crabières, Marie-Catherine Daniel, Nathalie Dhénin, Claire Gondor, Patricia Grange, Jean de Kerno, Kistila, Cédric Landri, Aurore Pérez, Yann Quero, Quentin Ragache, Ion Roşioru, Alexandre Santos et Georges Voisset. Nous encourageons quiconque souhaite s’essayer à l’art du pantoun à nous envoyer leurs créations.

Ce mois-ci, nous vous proposons un numéro principalement consacré au pantun berbalas, ou pantoun-échange, accompagne de plusieurs œuvres oniriques du peintre malaisien Khoo Sui Hoe (né en 1939) et de la plasticienne française Lucie Nouhaud. Très bonne lecture et au plaisir de lire vos pantouns !

Pantouns - Mars 2014

Thème du numéro de mars: le pantun berbalas

Afin de préparer le prochain numéro de la revue Pantouns, à paraître à la mi-mars, nous vous proposons aujourd’hui un nouvel appel à textes sur le thème du pantun berbalas, ou « pantoun en réponse ». Nous vous en donnions un exemple dans le numéro de janvier:

A voyage lointain, monture ménagée :
Telle est la devise du baroudeur.
Le pantoun m’a pris un beau jour d’été ;
Deux hivers ont passé, toujours pantouneur.
Eliot Carmin

A voyages lointains, montures ménagées :
Telle est la devise des baroudeurs.
Qui veut pantouner loin les tue sous l’étrier :
Voilà la devise des pantouneurs.
Jean de Kerno

Pantun berbalas

Pour vos créations, vous êtes libres de reprendre n’importe quel pantoun trouvé au fil des précédents numéros de la revue, voire même des pantouns historiques trouvés en traduction. Dans vos envois, merci de nous indiquer le pantoun originel qui a inspiré votre réponse. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi nous envoyer pour chaque pantoun un cliché ou une œuvre d’art (avec les références de son auteur) qui vous inspire et correspond selon vous à l’esprit de votre texte. Cette image sera accolée à votre pantoun dans la revue.

Par ailleurs, tout autre pantoun non-berbalas sera également reçu avec plaisir et pourra faire l’objet d’une publication.

L’adresse d’envoi reste la suivante : lettresdemalaisie(at)gmail(.)com

L’appel à textes sera clos le dimanche 9 mars au soir, n’hésitez pas à le faire circuler. Bons dialogues pantouniques et au plaisir de vous lire !

Rencontre avec Wan Hua et Georges Chapouthier

Wan Hua Chapouthier, journaliste malaisienne originaire du Perak, auteure du livre Shock waves from abroad (Quill, Kuala Lumpur, 1990) et du récent Stories from the heart (Pelanduk, Kuala Lumpur, 2013), vient d’organiser, en tant que présidente, un congrès international de poésie en Malaisie. Il s’agissait du 33° Congrès Mondial des Poètes (World Congress of Poets) qui eut lieu à Ipoh et sur l’île de Pangkor du 20 au 26 Octobre 2013. Son mari, Georges Chapouthier, qui écrit aussi de la poésie sous le nom de plume de «Georges Friedenkraft», l’a assisté dans cette tâche. Nous leur avons demandé de nous faire part de leurs impressions sur ce congrès et sur la poésie en général.

Pantouns: Pouvez-vous nous parler brièvement de vos expériences poétiques respectives et de vos liens avec la Malaisie ?

Wan Hua: Malaisienne, j’écris de la poésie (en anglais) depuis mes années d’école. En 1962, j’ai remporté le prix de poésie de mon école, la Methodist Girls School de Ipoh. J’ai aussi obtenu un autre prix de poésie lors du 29° Congrès Mondial des Poètes à Budapest en 2009, avec mon poème «Sungai» (Rivière).

Georges: Mes liens avec la Malaisie sont par ma femme qui m’a ouvert à la culture malaisienne et, plus généralement, à l’Extrême-Orient. Pour ma part, j’écris aussi de la poésie (en français) depuis que je suis jeune.

Madame Chapouthier, le Congrès Mondial des Poètes s’est récemment déroulé à Ipoh, en Malaisie, et vous en étiez la présidente. Pouvez-nous présenter cet évènement annuel et nous en décrire l’édition malaisienne de 2013 ? Hormis votre époux, d’autres poètes francophones avaient-ils fait le voyage ?

Wan Hua: Organiser un congrès de ce genre, qui a rassemblé près de 200 poètes du monde entier et de Malaisie, demande près de deux années de préparation. C’est un très gros travail pour lequel nous avons heureusement été considérablement aidés par le gouvernement du Perak, dont le Menteri Besar est lui-même poète. Le Congrès Mondial des Poètes a lieu chaque année dans un pays différent, mais je crois que cette 33° édition, qui eut lieu à Ipoh et dans l’île de Pangkor, fut l’une des plus réussies. J’espère qu’elle a aussi beaucoup apporté au Perak et à ma ville d’origine, Ipoh, auxquels je reste particulièrement attachée, et que j’espère avoir pu ainsi faire connaître et aimer aux poètes du monde. Plusieurs poètes francophones ont participé au 33° Congrès, de France bien sûr, mais aussi du Maroc, de Colombie, de République Tchèque… Sans la crise économique, il y aurait sans doute eu davantage de participants francophones, mais la francophonie a été bien représentée dans les lectures de poèmes.

World Congress of Poets

Le pantoun, en tant que forme poétique la plus connue du monde malais et la plus exportée, était-elle bien représentée lors de ce congrès ? Y avait-il éventuellement des «pantounistes» d’autres pays que la Malaisie ou l’Indonésie?

Wan Hua: Le pantoun a eu une place d’honneur durant le Congrès et durant les séances de lectures de poèmes, notamment aussi lors d’une «soirée pantouns», durant laquelle le professeur Muhammad Haji Salleh a prononcé une conférence sur cette forme poétique. Les poètes de pantouns venaient surtout de Malaisie, d’Indonésie, de Brunei ou de Singapour. Le pantoun a aussi sa place dans l’anthologie du Congrès, publiée sous la co-direction du poète et écrivain malaisien Malim Ghozali PK, avec notamment un article de fond de Muhammad Haji Salleh «Jewels of the Malay archipelago». Nous espérons, bien sûr, que ce congrès donnera aux poètes du monde l’idée de s’intéresser aux pantouns.

Retrouvez la suite de notre entretien avec Wan Hua et Georges Chapouthier dans le numéro 9 de la revue Pantouns.

Revue Pantouns: Numéro 9

Suite à notre appel à textes et dans le but de publier une anthologie du pantoun francophone courant 2014, nous recevons régulièrement des pantouns en provenance de contributeurs inspirés. Vous pourrez savourer notre moisson bimestrielle en cliquant sur le lien suivant.

Nous tenons à remercier chaleureusement les contributeurs qui font vivre cette revue, pour cette édition et dans l’ordre alphabétique : Catherine Baumer, Michel Betting, Brigitte Bresson, Eliot Carmin, Marie-Dominique Crabières, Nathalie Dhénin, Stéphane Dovert, Georges Friedenkraft, Jean de Kerno, Kistila, Cédric Landri, Mavoie, Aurore Pérez, Yann Quero, Charles Sagalane, Jean-Claude Trutt et Georges Voisset. Nous encourageons quiconque souhaite s’essayer à l’art du pantoun à nous envoyer leurs créations.

Ce mois-ci, nous vous proposons un numéro spécial « Pantouns du Monde », superbement illustré de plusieurs œuvres abstraites de la peintre malaisienne Sharifah Fatimah Syed Zubir (née en 1948). Vous y trouverez aussi quelques bonnes feuilles de La Poétique de la Littérature Malaise, le dernier livre du poète Muhammad Haji Salleh traduit en français. Sans oublier un entretien avec Wan Hua et Georges Chapouthier autour du 33e Congrès Mondial des Poètes et un hommage pantounique au grand poète américain John Hollander. Très bonne lecture et très bonne année à tous. Au plaisir de lire vos pantouns !

Pantouns - Janvier 2014

Rencontre avec l’artiste Nathalie Dhénin

Ce mois-ci, nous partons à la rencontre de l’artiste-peintre Nathalie Dhénin, qui contribue régulièrement à cette revue. Installée à Compiègne, elle y a récemment exposé plusieurs de ses œuvres picturales à la Maison du Conseil Général. L’occasion pour nous de lui poser quelques questions sur ses sources d’inspiration, les ateliers qu’elle organise, ses écritures poétiques et sa relation avec le pantoun…

Pantouns: Pouvez-vous nous raconter comment s’est déroulée votre rencontre avec le pantoun ?

Nathalie Dhénin: Il se trouve que j’ai un site web qui relate mes péripéties d’artiste-peintre et d’écrivain et j’ai reçu, un beau jour, un message d’Eliot Carmin qui m’adressait un lien vers la revue Pantouns et un autre vers les Lettres de Malaisie. Une porte s’offrait à ma curiosité et j’ai été saisie par ce « petit quelque chose » du pantoun qui me rappelait le haïku, mais plus encore le tanka, que je pratique depuis une dizaine d’années (à ce titre j’ai écrit un livret : Trios, qui est paru en 2010 aux Éditions Les Adex). Ma rencontre avec le pantoun s’est donc faite tout naturellement et je me suis mise de suite à en écrire, charmée par son rythme et son chant d’amour.

Voyage Asiatique

En plus d’écrire, vous êtes aussi artiste-peintre. En quelle mesure l’écriture poétique, qu’elle soit de vous ou d’autres auteurs, inspire-t-elle vos toiles et vice-versa ?

Hum ! En fait, j’y inclus aussi la musique ! Lorsque je peins, c’est le plus souvent en écoutant du blues ou du jazz afro-américain, car il est le garant du « rythme », clef de voûte de mon inspiration. Il m’est arrivé en tant qu’artiste-peintre « d’écrire » une toile totalement imprégnée par l’écoute d’un disque jazzy (voir Vibration 14). En effet, la technique que j’utilise dans mes tableaux est assez organisée, d’où le sens du rythme (d’autant plus visible dans les collages). J’illustre aussi régulièrement des textes poétiques pour d’autres auteurs, comme Poseur d’étoiles qui est une aquarelle. Dans ce cas, je « respire » d’abord l’ensemble du texte puis m’attache parfois à un détail qui va restituer l’ambiance générale. Ainsi pour avoir été musicienne, je dirais que j’écoute la petite musique de l’auteur puis je la restitue en couleurs et j’ordonne le sujet. Un foyer qui accueille les pèlerins sur la route de Compostelle en Champagne vient de me demander des illustrations de dessins au trait pour accompagner la prière du 1er janvier 2014 (d’une soixantaine de pages tout de même !) et qui est en quelque sorte aussi une écriture poétique (voir Les cœurs de Marie). Là, j’aborde une manière de faire qui me convient bien aussi : la simplicité. Il me semble qu’on la retrouve dans les textes courts : pantoun, haïku, tanka, poésie libre… Car c’est lorsqu’on arrive au maximum de dépouillement qu’on révèle la richesse intérieure. Ainsi, l’écriture répond-elle à la peinture ou à la musique et triple-versa !

Retrouvez la suite de notre entretien avec Nathalie Dhénin dans le numéro 8 de la revue Pantouns.

Appel à textes: Anthologie du Pantoun Francophone

Nous travaillons à la publication d’une anthologie papier pour 2014. Unique en son genre, elle rassemblera le meilleur du pantoun francophone depuis sa remise au goût du jour avec la création de notre revue en septembre 2012. Envoyez-nous vos créations et partagez cet appel à textes avec vos proches et ami(e)s poètes. Merci et au plaisir de vous lire !

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